L’équipe MT-B s’est rendue à Evolène, dans le canton du Valais, afin d’observer comment les événements culturels locaux favorisent l’intégration des personnes ayant un parcours migratoire.
Le carnaval a été choisi comme terrain d’étude : un espace dense en symboles, en relations et en mémoire collective, où le sentiment d’appartenance se construit par la participation.
Une tradition vivante
Le jour du grand cortège, le village fonctionne comme un organisme uni. Masques sculptés, cloches, peaux, feu, musique et rires — chaque élément a une signification. On y parle le patois local, on valorise la race de vaches d’Hérens, et les rôles comme les costumes se transmettent de génération en génération.
La tradition n’est pas un spectacle figé : elle vit dans les familles, dans les ateliers, dans l’engagement bénévole et dans les rencontres intergénérationnelles.
Racines et résilience
Les mascarades hivernales alpines remontent à des temps anciens. Dans un environnement marqué par le froid, l’isolement et les risques naturels, les rituels collectifs permettaient de transformer la peur en cohésion. Se rassembler, donner forme aux inquiétudes, symboliser la fin de l’hiver — ces gestes renforçaient la solidarité locale.
Aujourd’hui encore, cette dynamique contribue à la résilience sociale.
Participation et cohésion
Le carnaval est coordonné par une association locale réunissant des habitants de tous âges.
Les jeunes conçoivent les masques, les familles préparent les costumes, les artisans et entrepreneurs soutiennent l’organisation. La culture se maintient par l’implication active.
Pour la commune, ces événements constituent un exemple concret de cohésion sociale durable.
Pour une personne réfugiée, c’est une opportunité d’observer, de comprendre et, progressivement, de participer.
L’intégration ne commence pas par l’adaptation administrative, mais par la rencontre.
Le respect des coutumes locales ouvre un espace de confiance. Et la confiance crée le sentiment d’appartenance.

